Partout en France et particulièrement dans notre académie, ce jeudi 1er octobre, les lycéennes et les lycéens se mobilisent pour dénoncer les conditions dans lesquelles elles et ils étudient : manque de personnels, manque de matériel, bâti vétuste et inadapté, nombre trop important d’élèves par classe, emploi du temps intenable, coût de la vie, sans oublier la sélection de Parcoursup, etc. Ces revendications légitimes confirment l’état catastrophique de l’Education nationale et font largement écho à celles que nos organisations portent pour le Service public d’Education !
Des revendications légitimes
Nous non plus, nous ne voulons pas de classes à 35. Nous aussi, nous voulons des professeures remplaçantes. Nous aussi, nous dénonçons l’évaluationnite venue de la réforme du lycée Blanquer. Nous exigeons toujours le retrait de la réforme du lycée, l’abrogation du grand oral, le retour des épreuves anonymes, nationales et terminales, la suppression de Parcoursup ! Les jeunes n’ont pas à payer les conséquences des politiques néo-libérales de casse des services publics, elles et ils ont le droit de préparer leur avenir dans de bonnes conditions !
Le gouvernement doit entendre cette colère et répondre à la hauteur de leurs attentes. Ses réponses ne peuvent être une répression aveugle, comme cela peut être le cas parfois, ni une instrumentalisation politique qui tenterait d’échapper à sa responsabilité sur la situation calamiteuse dans laquelle il place le service public d’éducation et les élèves depuis des années. La violence et la volonté d’instaurer un climat de peur sont pour le moment la seule réponse de l’Etat, ce que dénoncent le SNES-FSU, le SNEP-FSU et le SNUEP-FSU dans un communiqué national.
Aux côtés des élèves
En respectant l’indépendance du mouvement lycéen, le SNES-FSU appelle les personnels à se tenir aux côtés des lycéennes et des lycéens. Une présence adulte doit permettre de garantir, pacifiquement, l’effectivité de l’exercice des droits élémentaires des élèves : droit à manifester, droit de se réunir, droit d’expression, et de préserver un contexte serein pour ces mobilisations, préservé d’éléments extérieurs venus pour des actions violentes.
Les militantes et militants du SNES-FSU, à Clermont-Ferrand comme dans d’autres villes des quatre départements de la région, étaient présentes ce matin avec d’autres organisations syndicales pour accompagner et sécuriser les manifestations lycéennes.
Des préavis de grève sont déposés pour couvrir l’ensemble des personnels. En cas de difficulté ou de questions, nous contacter à s3cle@snes.edu ou à la permanence au 04 73 36 01 67.
