Le ministre de l’Éducation nationale a annoncé le 18 décembre que dans l’état actuel du budget (pas de PLF voté à ce jour), la mise en œuvre des nouveaux concours de recrutement des enseignantes et CPE (à Bac+3) n’était pas assurée pour la session 2026.
À deux mois des épreuves du concours, cette annonce fait l’effet d’un coup de tonnerre pour les 88 000 étudiantes qui se préparent actuellement. Ces candidates, et les enseignantes qui assurent les préparations, se retrouvent dans une situation totalement intenable ! Ils et elles sont déstabilisées car plongées dans l’incertitude au moment où au contraire il faudrait qu’ils et elles puissent travailler en toute sérénité.
Cette situation est inacceptable, surtout lorsqu’elle est provoquée par un gouvernement qui prétend restaurer « l’attractivité du métier ».
Le gouvernement a engagé la décision d’une réforme et de nouveaux concours sans réelle concertation en amont de la présentation du projet et sans même la garantie de la faisabilité réelle.
Il faut arrêter de jouer avec l’avenir des étudiantes et des personnels, et la charge de travail des personnels, déjà malmenées par le rythme de cette réforme qui ne cesse de se complexifier.
En tout état de cause, le gouvernement ne peut pas s’en tenir à une simple suppression alors même que dans certaines disciplines, il n’y a pas de concours M2 prévus, ce qui voudrait dire qu’elles n’auraient aucun recrutement !
Les étudiantes ne doivent pas pâtir de ce contexte. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités pour garantir l’avenir de ces étudiantes.
