7 avril 2026

Carrières / métiers Santé / Ecologie

Flambée des prix – des mesures d’urgence pour nos salaires !

Flambée des prix – des mesures d'urgence pour nos salaires !

La forte augmentation des prix, notamment de l’énergie, pèse sur le quotidien des personnels dont les salaires n’ont pas été revalorisés depuis trop longtemps ! Le SNES-FSU exige des mesures d’urgence : dégel du point d’indice, augmentation de l’ISSR (remplacement), des frais de déplacement, le plafonnement des prix du carburant de manière temporaire et le début de négociations sur les salaires et les carrières.

Guerre, crises et inflation

La guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par les frappes américano-israéliennes contre l’Iran puis israéliennes contre le Liban, constitue d’abord une tragédie humaine majeure. En quelques jours, le conflit a fait plusieurs milliers de morts et de blessés et des millions de civils ont dû fuir certaines zones. Sur le plan politique, c’est une impasse. Les perspectives diplomatiques sont incertaines et pour les populations l’avenir reste bouché.

Parallèlement au drame humain, les conséquences économiques sont déjà visibles à l’échelle mondiale, en particulier sur les prix. Cette guerre a provoqué une flambée des prix de l’énergie.

L’absence de décarbonation des transports en France depuis 30 ans est le résultat de politiques qui créent une dépendance aux énergies fossiles, fragilisent les plus bas revenus et menacent les conditions de vie en accentuant le changement climatique. Il est plus que temps d’accélérer la transition vers des énergies renouvelables et de se diriger vers une gestion publique pour soustraire ce secteur des mains du
marché et de la spéculation.

Une augmentation des prix qui pèse sur les personnels

En France, selon l’INSEE, l’inflation calculée sur un an s’établissait encore à 0,9 % en février, elle s’élève désormais à 1,7% et pourrait rapidement dépasser les 2%, portée par les prix de l’énergie. Sur un an, de mars 2025 à mars 20206, les prix des produits pétroliers ont augmenté de 7,3%.

Les premiers effets se font déjà sentir. La hausse des prix de l’énergie pèse directement sur le pouvoir d’achat des ménages. C’est particulièrement flagrant dans la Fonction publique où les traitements indiciaires des agentes ont perdu près d’un quart de leur valeur en euros constants en vingt-cinq ans ! C’est le résultat d’une décennie de dévalorisation du point d’indice au début des années 2000, puis de quinze années de gel de sa valeur en dehors de quelques mesures exceptionnelles.

Dans l’Education nationale, les personnels se retrouvent dans des situations financières intenables pour pouvoir aller travailler, en particulier les personnels les plus mal rémunérés ou contraintes par l’organisation de leur travail (AED, AESH, TZR, non titulaires, personnels en service partagé… Pour le SNES-FSU, il est inacceptable que les personnels de l’Education nationale doivent encore mettre la main à la poche pour aller travailler au service de l’intérêt général.

Vite, des mesures d’urgence pour nos salaires !

Le SNES et la FSU exigent des mesures d’urgence comme l’injection de points dans les grilles pour toutes les catégories et le dégel du point d’indice.
Le SNES-FSU revendique également l’augmentation du montant de l’Indemnité de Sujétion Spéciale de Remplacement (ISSR) et des frais de déplacements pour faire face à cette inflation actuelle. C’est l’occasion de rappeler que des personnels cumulent des retards de frais de déplacement conséquents, il est urgent que le ministère et les rectorats régularisent ces situations. Le SNES-FSU exige aussi de plafonner le prix des carburants de manière temporaire.

Au-delà, le SNES-FSU demande au gouvernement d’engager sans tarder une négociation sur la revalorisation des carrières et des rémunérations, sur les bases suivantes
– l’augmentation d’au moins 15 % de la valeur du point d’indice et son indexation sur les prix
– la refonte des grilles des corps enseignants et assimilés avec l’ajout de 130 points pour le premier échelon et des progressions d’au moins 40 points par échelon
– l’augmentation des taux de promotion à la hors-classe et à la classe exceptionnelle et des taux identiques pour tous les corps enseignants.

Le SNES et la FSU appellent à faire du 1er mai une grande journée de mobilisation pour la paix, les droits des travailleuses et des travailleurs et leurs salaires.