Les 2 secrétaires académiques du SNES-FSU et le responsable de la catégorie CPE ont été reçus à leur demande le 6 juillet 2026 par le secrétaire général, la secrétaire générale adjointe en charge des moyens, la DRH et le directeur de cabinet de madame la rectrice.
Nous avons abordé différents points concernant la répartition des CPE dans notre académie.
– démembrements des postes CPE dans les petits établissements : nous avons fait part de notre opposition à la transformation de postes de titulaires à temps plein dans un certain nombre de collèges ruraux en moyens provisoires à mi-temps. Nous avons évoqué les situations des collèges de Vallon en Sully, Massiac, Langeac, Murat-le-Quaire, la Tour d’Auvergne, Manzat en particulier.
Nos interlocuteurs parlent de gestion de moyens quand nous parlons de qualité du travail fourni et de service rendu aux usagers. Nos collègues se retrouvent souvent seul.es sans ou avec peu de présence de personnels médicaux-sociaux.
Il n’est pas envisagé de créations de postes mais des redéploiements de postes de lycées sur les collèges si besoin. Nous récusons cette approche comptable qui nie la prise en charge de plus en plus complexe de nos élèves avec la multiplication des problématiques à traiter.
– tutorat des stagiaires CPE par des collègues néo-titulaires. Nous avons dénoncé cette situation car cela met tout le monde en difficulté. Il nous a été répondu que beaucoup de titulaires expérimenté.es refusaient les missions de tutorat. La charge de travail supplémentaire et la faible rémunération de ces missions sont clairement responsables de cet état de fait.
– plusieurs collègues rencontrent des difficultés avec quelques personnels de direction (glissements des missions, autoritarisme, négation de la qualité de cadre de catégorie A, propos sexistes…), le traitement proposé par l’administration est toujours individuel et aboutit le plus souvent à des propositions de délégations rectorales pour les collègues CPE sans traitement réel des problématiques de ces quelques établissements. Cette situation est inacceptable et ne laisse pas présager d’apaisement dans les établissements en question.
– promotions à la classe exceptionnelle : l’opacité des critères de promotion que nous avons dénoncée se confirme. De nombreux collègues qui n’ont jamais rencontré leurs IPR s’étonnent des avis émis qui leur interdisent toute perspective de promotion alors que leur évaluation est très positive par les chefs d’établissements. Plusieurs situations interrogent particulièrement cette année.
– nous avons réaffirmé notre demande de mise en place d’ateliers d’analyse des pratiques professionnelles (APP) sous l’égide de professionnels qualifiés, psychologues du travail, afin de prendre réellement en compte la complexité des missions, des contextes d’exercice ainsi que la santé mentale des CPE dans le cadre de leur activité professionnelle.
– enfin nous avons clairement redit notre opposition à la réalisation d’entretiens annuels d’évaluation des AED par les CPE car nous ne sommes pas les employeurs de ces personnels.
