En cette rentrée 2026, le poste de médecin de prévention n’est toujours pas pourvu et cela depuis janvier dernier. Les personnels en situation de handicap, en souffrance au travail n’ont pas d’interlocuteur.trice pour se faire accompagner et faire valoir leurs droits. En fin d’année dernière, des médecins retraités ont fait des remplacements ponctuels pour traiter des situations administratives, la plupart du temps avec des rendez-vous téléphoniques en urgence. Cette situation n’est absolument pas satisfaisante, le suivi des situations individuelles est trop expéditif. Par voie de conséquences, les relations avec l’administration ont parfois pu manquer de bienveillance.
Actuellement, le secrétariat médical propose uniquement des rendez-vous avec l’infirmier de prévention pour avoir de l’écoute et un accompagnement empathiques, mais sans pouvoir décisionnaire ; et/ou suggère des arrêts de travail si la situation est trop critique. On est loin d’une démarche de prévention.
Pour environ 23 000 personnels travaillant dans cette académie, il est clair que nous avons besoin de plusieurs médecins de prévention. Condition indispensable pour ne pas décourager les postulants. Un seul médecin ce n’est pas raisonnable. Le SNES et la FSU chiffrent les besoins et revendiquent quatre médecins pour l’académie.
Des dizaines de collègues nous contactent régulièrement pour faire part de leurs mal-être au travail. Cette situation est inacceptable. La santé au travail doit être une priorité absolue pour notre académie.
