Après plusieurs heures d’interventions du SNES avec la FSU sans relâche au CSA ministériel et leurs échos considérables dans la communauté éducative et au-delà, le ministère nous a annoncé que 438 retraits d’emplois prévues dans le second degré étaient finalement annulées. Un premier bougé à mettre à l’actif de notre action, mais il reste 1 365 suppressions d’emplois : c’est toujours trop !
Pour l’académie de Clermont : -49 ETP (au lieu des -55 annoncés précédemment)
1 803 suppressions révélées par le travail syndical !
Depuis le début des débats budgétaires, le ministre de l’Éducation nationale, Edouard Geffray, annonce 1 365 suppressions d’emplois dans le second degré public. Mauvaise surprise au CSA ministériel du lundi 26 janvier : les services du ministère ont présenté des documents ne correspondent pas aux chiffres des documents budgétaires. Après des heures de questions, d’argumentation, d’interpellation du SNES-FSU, le constat est implacable : le ministère avait fait le choix de retirer 438 moyens d’enseignement en plus des 1365 suppressions d’emplois, ce qui donnait 1 801 suppressions d’emplois ! Les services du ministère finissent par expliquer, péniblement, ce nouveau chiffre par une mise en réserve pour faire face aux incertitudes liées au rendement des concours.
Une mise en réserve d’emplois sortie de nulle part
Après la publication de ces informations par le SNES-FSU, le ministre a très vite réagi s’engageant à ne pas aller au-delà de 1365 suppressions d’emplois prévues par le PLF. Il a ensuite détaillé le principe de la mise en réserve après les explications alambiquées de ses services : les 438 emplois manquants seraient « mis en réserve », c’est-à-dire prélevés dans les académies pour anticiper une éventuelle moindre réussite aux concours et permettre d’éventuels ajustements (recrutement de contractuels etc). Cette mise en réserve ne constituait en rien une garantie d’utilisation effective de ces moyens et entraînait surtout un retrait supplémentaires de moyens dans les académies et une dégradation des conditions d’études et de travail pour les élèves et les collègues.
Le SNES-FSU a dénoncé le grand cafouillage de ces dernières heures et le fait que les élèves et les personnels paient les pots cassés des incertitudes d’une réforme, celle des concours, menée dans la plus grande précipitation.
