10 décembre 2010

Collège lycées contenus

NOTE DE VIE SCOLAIRE : Ne pas céder aux pressions, ne pas pénaliser les élèves

La note de vie scolaire a été instaurée au collège par le décret du 10 mai 2006, publié au BO du 1er juin 2006. L’application de ce décret est détaillée dans la circulaire N°2006-105 du 23-6-2006 publiée au BO du 29 juin 2006.
 
Cette note est attribuée par le chef d’établissement sur proposition du professeur principal et avis du CPE. Concrètement cela donne obligation au professeur principal de faire une synthèse des avis des professeurs de la classe et de proposer une note pour chaque élève. Le texte ne précise pas comment cette proposition est faite : par oral ou par écrit. De son côté, le CPE donne un avis concernant principalement l’assiduité de l’élève et son respect du règlement intérieur.
 
Le texte précise également : « Un barème définit les critères objectifs en fonction desquels les points sont attribués. Conformément à l’arrêté du 10 mai 2006, il doit prendre en compte l’assiduité de l’élève et son respect des dispositions du règlement intérieur dans des proportions égales ». Mais il dit aussi : « Ainsi, en cas d’amélioration en cours de trimestre, la note peut être relevée par rapport à l’application stricte du barème. » Donc on doit faire un barème précis mais on peut ne pas le respecter !
 
D’autant qu’il est possible, mais pas obligatoire, de rajouter des points de bonus, les bonus n’étant pas les mêmes pour tous !!!
 
Le SNES est opposé, depuis le début, à cette note de vie scolaire pour plusieurs raisons :
- Sur le fond, cette note ne résout ni les problèmes d’indiscipline ni l’échec scolaire. L’expérimentation de 2006, comme l’expérience acquise depuis, le montrent clairement.
- Ce sont les élèves en difficultés scolaires, et souvent sociales, qui sont, une fois de plus pénalisés, sans que cela s’accompagne forcément d’une intervention pédagogique et éducative. Le sentiment d’injustice et d’incompréhension de ces élèves en est augmenté, ce qui finit souvent par les conforter dans une attitude de rupture avec l’école.
- Le cadrage national est très flou et donne lieu, via l’autonomie des établissements, à une grande diversité de situations, voire à des dérives regrettables.
 
Le SNES conseille aux collègues de mettre en place une action collective de refus de participation à cette évaluation, obligeant le chef d’établissement à assumer son rôle et décider seul de cette note. C’est le cas dans de nombreux établissements. Si cela n’est pas possible, Vous pouvez en tant que professeur principal proposer, par exemple, pour chaque élève, la note qui correspond à sa moyenne générale. Ainsi, la note de vie scolaire est « neutralisée ».
 
 Merci au SNES Poitiers pour cette synthèse