Devant les demandes de GT réguliers sur les Greta du SNES-FSU et du SNUEP-FSU, un Groupe de Travail RH sur le Greta Auvergne s’est tenu le 9 juin suivi d’un GT RH Greta de la Région académique le 3 juillet.
Entre mars 2023 et mars 2026, le Greta Auvergne a perdu 61 ETP, soit l’équivalent de 64 agentes en moins représentant une perte de 21,6 % des effectifs ! Il en va de même pour la Région Académique qui perd au total 108 ETP dont 12 postes gagés entre 2024 et 2025 !
L’activité des Greta est financée à la fois par des fonds publics et par des marchés, sur la Formation Continue et sur l’apprentissage. La baisse de la commande publique, notamment sur les PRIC (Pacte Régional d’Investissement dans les Compétences) avec une baisse de l’ordre de 50 %, financés par l’État, combinée à un ralentissement de l’apprentissage et à une situation économique dégradée conduit à une baisse du chiffre d’affaire continue. Le CA prévisionnel du Greta de Région académique pour l’année 2026 serait de l’ordre de -9,7 %, avec des nouvelles suppressions d’ETP en perspective.
Dans ce contexte difficile, le rectorat de Clermont, comme celui de la région académique affirment que l’essentiel des départs « seraient » volontaires, sans pour autant le lier à une transformation à la baisse des contrats de ces personnels contractuels, à un changement de leur activité ou surtout à une recherche d’un nouvel emploi par anticipation. La suppression de postes gagés, avec le renvoi des collègues dans la formation initiale est une préoccupation supplémentaire. Cette spirale négative qui n’a pas été anticipée, conduit inéluctablement à une perte de compétences techniques des Greta et donc à une perte de futurs marchés.
Le « redéploiement » de l’activité des Greta reste hypothétique, n’aura aucun effet à court terme et ne permettra pas le maintien de l’emploi. L’accompagnement des personnels par les Rectorats reste très marginal, par exemple une portabilité et trois transferts vers la formation initiale et trois ruptures conventionnelles pour l’académie de Clermont en 2025, pour une baisse de 24 agentes. La FSU exige une attention soutenue des rectorats envers les personnels notamment les personnels en CDD, précaires et qui sont les premières victimes de la baisse d’activité.
Les Greta sont un élément important du service public d’Education et ne peuvent être une variable d’ajustement de la FCA et de l’apprentissage. La FSU s’opposera à tout démantèlement ou transfert vers des organismes de formations privés.
