Edouard Geffray avait promis l’ouverture de discussion sur le statut d’AESH en mars. A ce jour, il n’y a même pas un calendrier. Poursuivons la mobilisation : l’intersyndicale propose d’interpeller le ministre sur l’urgence de la création d’un statut.
Lors de l’examen, au Sénat, en janvier, de la proposition de loi relative à la création d’un statut d’AESH puis lors d’une séance de questions au gouvernement, toujours au Sénat, le 25 février, le ministre de l’Éducation nationale s’est engagé sur un début de discussion autour du statut des AESH en mars.
Or, à ce stade, aucun signe n’a été donné en ce sens, pas même un calendrier de discussions avec les organisations syndicales.
L’intersyndicale FSU, UNSA Éducation, CFDT Éducation, Formation et Recherche Publiques, CGT Educ’action, SNALC et SUD Éducation n’entend pas en rester là ! Dans la continuité des actions menées depuis plus d’un an (pétition, journées d’actions, grève, adresses aux parlementaires, aux parents d’élèves etc), elle invite les personnels à interpeller le ministre de l’Éducation nationale par l’envoi de la carte postale ci-dessous.
Tout montre l’urgence d’un statut pour les AESH. Dernier exemple en tête, une note de la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) qui confirme que l’École inclusive fonctionne aujourd’hui sous tension, reposant largement sur l’engagement de personnels insuffisamment reconnus.
Pour le SNES et la FSU, il n’est plus acceptable que l’accompagnement des élèves en situation de handicap repose sur des emplois précaires qui ne permettent ni de vivre dignement de son travail ni de se projeter dans la durée.
