1er octobre 2018

Actualités actions

9 octobre, 12 novembre : l’heure de la mobilisation est venue !

9 octobre, 12 novembre : l'heure de la mobilisation est venue (...)

Le SNES-FSU lance un appel solennel : les prochains jours seront déterminants pour nos métiers, nos salaires, nos conditions de travail et pour l’ensemble des salariés :

le mépris dans lequel sont tenus les professeurs, CPE, AED, psy-EN qui transpire de tous les rapports publiés à l’image du peu de considération que montre le Président de la République pour tous les corps intermédiaires

2650 postes d’enseignants du second degré en moins au budget 2019 qui sera voté en novembre pour 32 000 élèves en plus ! Et le gouvernement prévoit d’ores et déjà de nouvelles suppressions en 2020 et 2021. Nous devons l’obliger à changer de cap

Le choix des enseignements en discussion dans les lycées en ce moment même : déjà nous réalisons les pertes de postes, la mise en concurrence des disciplines et des lycées que la réforme engendre. Une année de Première dès l’an prochain amputée par des évaluations dans le cadre d’un baccalauréat local qui fait craindre un alourdissement sans précédent de la charge de travail et un changement profond du métier.

Une forte hausse des effectifs tant en collège (démographie) qu’en lycée (réforme)

La communication gouvernementale qui de nouveau évoque la mise en place « d’écoles du socle » (collège et écoles fusionnés), la polyvalence disciplinaire et l’augmentation du temps de travail des enseignants, la pression des IEN sur le travail pédagogique des professeurs du second degré

La professionnalité des PSY EN remise en cause avec la disparition programmée des CIO, leur lieu de travail, et la tentative d’inféoder l’orientation aux intérêts économiques de court terme, le transfert des DRONISEP aux régions.

La volonté de différencier la gestion des CPE de celle des enseignants, à l’œuvre dans toute une série de mesures, qui briserait les équipes éducatives et serait une atteinte grave au métier de CPE (pétition intersyndicale en ligne dès lundi)

La casse du statut, en particulier par la remise en cause du rôle des CAP, CHSCT, et la volonté de recourir désormais à davantage de contractuels plutôt qu’à des personnels titulaires. Une loi Fonction publique est annoncée en janvier 2019

Une nouvelle réforme des retraites qui rendrait tout calcul des droits acquis impossible, remettrait en cause le calcul de la pension sur les 6 derniers mois et pénaliserait particulièrement les personnels de l’éducation peu concernés par les primes. (https://www.snes.edu/La-bataille-des-retraites.html). Une loi est annoncée au 1° semestre 2019.

La fusion des académies en 13 « régions académiques » qui préfigure une large déconcentration dépossédant l’Etat et l’exonérant de sa responsabilité de faire respecter le principe constitutionnel d’égalité d’accès à l’éducation.

Le calendrier gouvernemental s’accélère, accélérons celui de la mobilisation : le SNES-FSU appelle à multiplier les mobilisations dans le cadre d’un plan d’action :

agir par tous les moyens le 9 octobre (grèves d’établissements mais aussi participation aux manifestations, AG, heures syndicales qui débouchent sur une interpellation du ministre, etc.) dans le cadre de la journée interprofessionnelle. L’appel Fonction publique pour le 9 octobre est là :
https://www.snes.edu/Appel-unitaire-du-9-octobre.html

se mettre massivement en grève le lundi 12 novembre dans le cadre de l’appel à la grève de toute l’éducation qui est ici : https://www.snes.edu/Education-nationale-greve-le-12-novembre.html

Et entre les deux dates et au-delà, assurer un maximum de visibilité aux questions que nous portons.

Appeler à l’action et en particulier à la grève ne se fait pas à la légère, nous savons ce qu’il en coûte, financièrement mais également moralement, le doute gagnant parfois les esprits sur l’utilité des mobilisations.

Si nous appelons à l’action, et en particulier si nous avons annoncé dès maintenant la grève du lundi 12 novembre, c’est parce que nous avons la conviction que l’heure est extrêmement grave et qu’il nous faut donc pouvoir préparer bien en amont une grève exceptionnelle par son caractère massif. Dans l’unité (l’appel au 12 novembre devrait être signé par une intersyndicale très large qui n’est pas encore finalisée), avec toute la profession et avec l’ensemble des salariés, nous pouvons inverser le cours des choses.