28 janvier 2019

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DHG et répartition des moyens pour la rentrée 2019 : Un CTA sous tension !

DHG et répartition des moyens pour la rentrée 2019 : Un CTA sous tension (...)

Le Comité Technique Académique (CTA) de Clermont s’est tenu le 23 janvier, de 10h30 à 20h, après avoir été boycotté le 17 janvier par les 3 organisations syndicales FSU, UNSA, FO.

Les suppressions de postes annoncées que le ministre a scandaleusement tenté de masquer en manipulant la répartition Heures postes / Heures supplémentaires et la non-transmission de certains documents habituellement mis à disposition aux représentants des personnels avant le CTA de janvier (structures pédagogiques des lycées par exemple), ont logiquement conduit la FSU à refuser de siéger le17.

Pour la FSU, ces méthodes dénotent au mieux une nonchalance du rectorat envers les représentants des personnels et au delà des personnels, alors que ceux-ci ont montré leur attachement aux instances de représentation des personnels lors des élections professionnelles où la participation a été en hausse.

Evolution des postes en collège et lycée, toujours des suppressions !
Pour une baisse de 167 élèves en collège (hors ULIS et SEGPA) sur l’académie, soit 0,36%, les collèges de l’académie perdent 838.5 heures d’enseignement et 41,5 ETP qui se traduiront par bien plus de suppressions de postes !
Pour une augmentation de 24 élèves dans les lycées généraux et technologiques, le rectorat supprime 34,5 ETP. Mais dans la présentation des DHG des lycées, il apparaît un différentiel de 806,25 HP pour la rentrée 2019, ce qui représente la suppression de 45 postes a minima !
On comprend donc bien une des finalités de la réforme des lycées, à savoir supprimer des postes, ce que la FSU dénonce depuis le début.

Augmentation du nombre d’HSA par enseignant, la 2e HSA imposée se profile !
L’augmentation des HSA par type d’établissement est très forte (+6,7% en collège, + 7,7% en LGT et +4,7% en LP) pour la rentrée 2019 et atteint des niveaux inédits dans les dotations ! Même sous la mandature Sarkozy, ces taux étaient plus faibles. Cela laisse supposer que les suppressions effectives de postes seront bien plus importantes que les suppressions d’ETP annoncées ! Dans ce contexte la volonté du ministère d’imposer une deuxième HSA, par le biais d’un nouveau décret, est une provocation vis-à-vis des enseignants du secondaire qui travaillent déjà, en moyenne, plus de 42 h par semaine. La FSU demande le retrait de ce décret. La revalorisation des personnels ne passe pas par l’augmentation du temps de travail !

Taux d’encadrement, dégradations en perspective !
Le H/E, qui définit le taux d’encadrement, se dégrade de nouveau en collège et reste stable en lycée pour la rentrée 2019. Conséquences, des classes toujours aussi chargées en lycées et des effectifs par classe qui explosent en collège ! Nous déplorons, l’absence de documents concernant les H/E de chaque département pour les collèges. Une moyenne académique, avec trois départements ruraux pourvus de petites structures et le Puy de Dôme plus urbain, ne reflète pas la réalité des taux d’encadrement dans les établissements et n’a donc pas grand sens !

Jusqu’à présent le rectorat fixait un effectif théorique maximum par classe de collège, il était de 30 (!) à la rentrée 2018, en constante augmentation depuis quelques années. Le chef d’établissement avait alors la possibilité de demander un complément de dotation horaire si une ou plusieurs classes dépassaient cet effectif, voire une ouverture de classe. Lors du CTA, le rectorat a refusé de répondre par deux fois à la FSU qui la questionnait sur ce seuil pour l’année scolaire 2019-2020. Au-delà de l’attitude du recteur face à nos questions, qui interroge, nous pouvons craindre non seulement une augmentation des effectifs par classe, mais aussi un refus de toute augmentation de dotation horaire en cas de sureffectif !
Les seuils de 25 et 26 élèves sont maintenus pour les collèges REP+ et REP et de 35 pour les lycées généraux et technologiques. Le rectorat s’est engagé à adapter la dotation en juillet en cas de sureffectifs dans les lycées généraux et technologiques.

Réforme du lycée
La FSU a rappelé son opposition à la réforme du lycée, du baccalauréat et de Parcoursup. Contrairement aux affirmations du ministre selon lesquelles « toute discipline sera renforcée par la réforme car elle sera plus suivie par chaque élève qui l’aura choisie », les élèves ne pourront choisir que les spécialités implantées dans leur lycée, avec une inégalité forte entre les établissements, au détriment des territoires ruraux.
Même si le rectorat a implanté au moins 7 spécialités dans les lycées généraux , il n’en reste pas moins que nous n’avons pu avoir aucune garantie sur le maintien des spécialités implantées dans les lycées pour la rentrée 2020, du flou sur les modalités de fonctionnement des « lycées porteurs » d’une spécialité, pas de financement des sections européennes par le rectorat contrairement à ce qui avait été affirmé lors du GT, aucune réponse sur l’enseignement scientifique du tronc commun, marge horaire largement insuffisante. Seule garantie que nous avons obtenue du rectorat, au-delà de 35 élèves par classe ou tronc commun, les dotations seront abondées, sans précision sur la hauteur des heures accordées. La rentrée 2019 s’annonce donc difficile !
Certains chefs d’établissement semblent ne pas vouloir faire voter ni présenter le TRMD (qui répartit les besoins et les apports par discipline) duquel découlent les créations et/ou suppressions de postes dans les CA des lycées. La FSU est intervenue à deux reprises pour demander au recteur de faire respecter ce vote, garant d’une transparence auprès des personnels quant aux suppressions de postes. Pas de réponse du recteur ! Soyez vigilants, exigez le vote du TRMD et faites-nous remonter tout dysfonctionnement. Nous devons rester mobilisés contre ces réformes.

Avenant à la carte des formations
La FSU est intervenue sur l’augmentation de la capacité du BTS CPI coloration CPRP au lycée Roger Claustre à Clermont-Fd. Ce BTS se trouvant déjà au Lycée Ch et A. Dupuy au Puy, au lycée jean Zay à Thiers et au lycée privé Godefroy de Bouillon à Clermont-Fd, le risque est grand d’une déstabilisation des effectifs dans ces établissements. Le Dafpic s’est montré rassurant …
La fermeture des classes préparatoires aux écoles paramédicales, implantées dans des lycées publics de l’académie est une vraie régression dans la préparation de l’accès aux IFSI. En effet, il ne s’agit plus de préparer un concours après l’obtention du bac, mais de postuler via Parcoursup, obligeant ainsi les élèves à se positionner beaucoup plus tôt dans leur cursus lycéen et d’autre part écartant de fait ceux qui n’auraient pas choisi les bonnes spécialités ou venant de bac pro. Là encore, Parcoursup est bien un filtre visant à limiter l’accès au supérieur.

La FSU est aussi intervenue, entre autres, sur les points suivants :

- Suppression de 16 postes d’administratifs dans l’académie
- Sections européennes en lycée et DNL car elles ne seront pas financées dans la DHG
- Non compensation de la CSG en particulier pour les personnels contractuels
- Education physique et sportive comme enseignement de spécialité
- Option théâtre et option Littérature et LCA
- Transformation des HSA en HSE puisque pour le rectorat 1 HSA = 30 HSE (et non plus 36 !)
- Salaire, revalorisation et reconnaissance des AESH (voir avis ci-dessous) :

Avis sur les AESH : Le SMIC a été revalorisé au 1er janvier, ce qui doit entraîner une revalorisation de l’indice plancher de rémunération des AESH. Le CTA demande la tenue d’un groupe de travail pour réexaminer l’ensemble des niveaux de l’espace indiciaire de rémunération des AESH, notamment celui correspondant au passage en CDI. Nationalement la reconnaissance de la place des AESH auprès des élèves en situation de handicap doit passer par la création d’un véritable métier et une revalorisation des salaires.