20 octobre 2009

Carrières métiers catégories

Publication TZR : vers toujours plus de flexibilité !

La politique de restriction budgétaire fondée sur le dogme de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite a des conséquences dramatiques pour notre système éducatif et pour la réussite de nos élèves.

Depuis plusieurs années maintenant, les sous recrutements aux concours, les départs nombreux à la retraite ainsi que les milliers de suppressions de postes ont conduit à assécher considérablement le vivier de TZR. L’objectif gouvernemental consiste à substituer à des personnels titulaires des personnels précaires pour remplir les missions de remplacement. Les étudiants en master se destinant aux concours auraient même vocation, dans le cadre de leur préparation, à assurer des remplacements.

Dans notre académie, dans la plupart des disciplines, le nombre de TZR a atteint un niveau inquiétant voire critique comme en mathématiques, en allemand, en lettres classiques, en arts plastiques... L’an dernier, des élèves se sont retrouvés pendant plusieurs semaines sans enseignant. Cette année, le contexte fait présager des difficultés de remplacement encore plus aiguës. Il suffit, pour s’en rendre compte, de consulter la page d’accueil du site du Rectorat.

Cette politique de démolition du système de remplacement pèse lourdement sur les conditions de travail des personnels : flexibilité accrue des TZR (multiplication des postes à cheval, affectation hors zone et hors discipline, explosion du volume d’HS, pressions diverses...), pression sur les titulaires de postes en établissements pour faire accepter des remplacements en interne, explosion de la précarité avec recours aux vacataires…

Le SNES informe, soutient et défend les TZR. Face aux attaques actuelles, se syndiquer au SNES, c’est faire avancer nos revendications collectives comme celle sur le rattachement qui, grâce à notre action acharnée, est désormais pérenne d’une année sur l’autre dans notre académie. Seule l’action collective nous permet d’être plus forts. Pour vous défendre, rejoignez le SNES !

 

  D. Bertrand, G. Carboni, F. Claveau, T. Marchand, T. Meyssonnier