30 mai 2010

Entrée dans le métier

Affectation des futurs stagiaires : « berceaux » ou « cercueils » ?

Sur demande du SNES et du SNEP, le Secrétaire Général et la DRH ont reçu les organisations syndicales du second degré mardi 25 mai. Nous espérions notamment obtenir une liste des supports d’affectation, dits « berceaux », des 127 futurs fonctionnaires stagiaires (FSTG) attendus dans notre académie à la rentrée prochaine mais le Rectorat joue la montre. On nous a expliqué qu’il fallait d’abord prévenir les chefs d’établissement et qu’il était difficile de trouver des supports dans certaines disciplines.
 
A ce jour, notre académie est une des seules, si ce n’est la seule, à ne pas avoir arrêté de liste des « berceaux » qui, pour reprendre les termes d’un IPR d’une autre académie, risquent de s’apparenter davantage à des « cercueils » pour nombre de lauréats de concours.
 
Selon le rectorat, les BMP (Blocs de Moyens Provisoires) et les postes provisoirement vacants (congés formation par exemple) seront privilégiés, quelques postes seront retirés du mouvement mais « à la marge » d’après la DRH. Le SNES veillera à ce qu’il y en ait le moins possible.
 
Il nous a été confirmé que les stagiaires certifiés auraient un service annualisé de 16 / 18e, les agrégés de 13 / 15e, la décharge de deux heures devant servir à la formation avec le tuteur dans l’établissement. Théoriquement, les FSTG documentalistes et CPE seront affectés là où il y aura un tuteur.
 
Comme prévu initialement :
 
- De septembre à la Toussaint, les stagiaires effectueront un demi-service en établissement, l’autre demi-service étant assuré par un TZR, un contractuel ou un vacataire. Un jour par semaine sera consacré à de la formation à l’IUFM.
- Au retour des vacances jusqu’à Noel, ils devront enseigner à temps plein et donc prendre en charge de nouvelles classes, de nouveaux élèves.
- En janvier-février, ils suivront une formation de deux semaines pendant laquelle ils pourront être remplacés par des collègues de l’établissement, un TZR, un non-titulaire, un étudiant, voire un retraité.
- Jusqu’à la fin de l’année, ils enseigneront à temps plein. Le rectorat dit vouloir éviter les établissements difficiles et les ruraux isolés, les services partagés et les heures supplémentaires pour les stagiaires, ce que nous ne manquerons pas de vérifier pour chaque cas.
 
Cependant, il nous a été dit que des collègues pourraient se voir contraints d’effectuer un complément de service dans un autre établissement afin d’accueillir un FSTG à temps plein dans leur établissement d’origine ! Cela est totalement inacceptable. Faites-nous part de ces situations.
 
Dans au moins deux disciplines, l’italien et l’éducation musicale, des stagiaires sont attendus alors qu’aucune formation à l’IUFM n’est prévue ! A l’inverse, aucun stagiaire n’est attendu en allemand alors que, jusqu’ici, une formation était assurée à l’IUFM. L’Administration n’a pas été en mesure de justifier cette incohérence.
 
Nous avons dénoncé les pressions que subissaient certains collègues de la part de leur IPR pour les forcer à être tuteur. Réponse de l’Administration : « des collègues se plaignent des pressions qu’exercent sur eux les syndicats qui appellent au refus d’être tuteur », en l’occurrence le SNES. L’Administration n’avait sans doute pas eu le temps de préparer un vrai argumentaire…
 
Le Secrétaire Général a menacé de retenir un 30e sur le salaire des collègues qui refuseraient d’être tuteurs sous prétexte qu’une rémunération était prévue dans le cadre de cette mission, ce qui est d’ailleurs un non-argument. Nous lui avons clairement expliqué que la fonction de tuteur n’était pas une obligation de service, qu’on ne pouvait donc pas nous l’imposer et que, d’autre part, la retenue d’un 30e n’entrait pas dans l’échelle des sanctions disciplinaires. Un recours au TA pourrait sans doute permettre de clarifier les choses !!!
 
A nos questions sur l’avenir des antennes IUFM et des personnels, nous n’avons obtenu aucune réponse !
 
Signez et faites signer massivement la pétition de refus du tutorat et renvoyez-la rapidement à la section académique du SNES :