21 octobre 2010

Collège lycées contenus

Voie Technologique : un enjeu majeur pour l’avenir du système éducatif

 
Communiqué de presse du SNES-FSU
 
 
Les séries technologiques ont depuis longtemps démontré leur efficacité : elles ont permis notamment à partir des années 70 d’augmenter sensiblement le nombre de bacheliers.
 
C’est grâce à une pédagogie organisée autour de travaux d’atelier, de travaux pratiques et travaux dirigés, en groupe, que les enseignants de ces séries ont pu faire réussir leurs élèves.
 
Ces séries offrent, chacune dans leur spécialité, des perspectives de poursuites d’études courtes (BTS ou DUT) qui permettent d’attirer des élèves qui à la sortie de la 3e ont besoin d’une vision à moyen terme de la fin de leurs études.
 
Tous ces aspects qui font la force et justifient la place des séries technologiques sont remis en cause par la réforme mise en avant par le ministère.
 
La réforme du lycée en seconde avec les Enseignements d’explorations (EDE) technologiques ont réduit la visibilité de la voie technologique pour les élèves et leurs familles (réduction des horaires et des contenus) Dans la réforme de voie technologique industrielle (STI), de laboratoire (STL) et d’Arts Appliqués, le travail pratique autour de l’objet technique disparaît complètement au profit d’un élargissement des compétences générales des élèves sans aucune application pratique.
 
La « pseudo » consultation sur les projets de programmes généraux et technologiques organisée sur un laps de temps très réduit se termine et confirme la dénaturation des formations avec une coupure entre enseignements généraux et système techniques étudiés.
 
Au bout du compte, ces contenus ne sont ni intéressants ni attractifs et risquent de détourner de nombreux jeunes de ces formations (1). En outre, les enseignants vont subir des suppressions de postes massives (fil directeur de toutes les réformes dans l’Education Nationale, aujourd’hui) et des reconversions aléatoires.
 
Le SNES, depuis des années, défend la spécificité de la voie technologique qui a permis à de nombreux jeunes, notamment issus des milieux populaires d’accéder au baccalauréat et de poursuivre des études. Il affirme sa détermination à maintenir cette voie aux côté de la voie générale et professionnelle.
 
(1) Les séries ST2S et STG rénovées récemment vont à la rentrée 2011 subir le même sort.