La trêve des confiseurs terminée, le pouvoir reprend son détricotage de toutes les solidarités (protection sociale, retraites...) et le démantèlement de la FP.

La question du pouvoir d’achat est centrale non seulement dans la Fonction Publique avec une perte de 5% depuis 2000, mais aussi dans le privé. En effet, derrière le slogan « travailler plus pour gagner plus » se cache une conception de la société dans laquelle le seul moyen de maintenir son pouvoir d’achat est de travailler plus (disparition à terme des 35h), une société dans laquelle la redistribution (aides sociales, logement, protection sociale...) est attaquée frontalement alors même que la société est de plus en plus riche globalement. Parallèlement, les gains de productivité servent exclusivement à nourrir les profits du capital (CAC 40 : +560% en 20 ans !) au détriment des salaires (le partage des richesses salaire/capital a reculé de 10 points en 25 ans au détriment des salaires). Alors oui, la question des salaires est très importante. Elle traverse le public comme le privé.

La grève unitaire de la fonction publique le 24 janvier porte sur les salaires des fonctionnaires que le pouvoir essaye d’individualiser au détriment de l’évolution de la valeur du point d’indice. Elle permettra aussi de s’opposer, dans le second degré aux projets de contre réformes de l’école et plus précisément du 2nd degré pour les élèves et pas seulement pour les personnels. C’est en effet le 2nd degré qui est explicitement visé, dont l’objectif sera de faire du tri social, au détriment des plus défavorisés, comme toujours.

L’annonce des 121 suppressions de postes dans notre académie, dont 65 convertis en HSA, est la traduction la plus évidente de la logique Sarkozyste qui vise à nous faire travailler plus pour gagner plus ! Cela doit être une raison supplémentaire de nous mobiliser le 24 janvier.

La poursuite des actions démarrées en début d’année scolaire doit nous permettre de défendre nos salaires, nos conditions de travail et notre conception de l’Education. La journée du janvier doit s’inscrire dans une perspective plus générale d’actions, telles qu’une manifestation nationale, d’autres journées de grève en recherchant le cadre unitaire au niveau syndical, seule perspective d’action largement majoritaire dans l’Education et dans la Fonction Publique.

TOUS EN GREVE LE 24 JANVIER POUR DEFENDRE, NOTRE CONCEPTION DE L’EDUCATION, NOS CONDITIONS DE TRAVAIL ET NOTRE POUVOIR D’ACHAT !

Editorial extrait du bulletin 138 du 15 janvier 2008