21 mai 2008

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Enfermement des migrants, la mobilisation se poursuit contre la « directive de la honte »

Plusieurs centaines d’associations européennes ont appelé à manifester le 7 mai à Bruxelles contre « la directive de la honte ». Rassemblés sur la place du Luxembourg, devant le Parlement européen, près de 600 citoyens européens ont accompagné la remise des 33000 signatures de la pétition au président du Parlement européen. La délégation a été reçue par le député Manfred Weber et les membres des différentes organisations européennes ont pu rappeler au rapporteur du texte les raisons de leur opposition à cette directive.

Après plusieurs reports successifs depuis le mois de novembre 2007, ce projet de directive devrait être soumis au Parlement européen en juin prochain. La mobilisation doit donc être maintenu pour que ce projet de directive soit rejeté.

Ce projet, dans la continuité des politiques européennes sur l’immigration axées uniquement sur les volets sécuritaire et répressif, officialise la disparition des principes fondamentaux des personnes.
Nous vous appelons donc à manifester votre opposition en écrivant aux groupes politiques qui n’ont pas encore pris position contre cette directive.

(Voir lettre type jointe à ce message à adresser à Joseph Daul, (président du groupe PPE) et à Gérard Deprez, président de la Commission des Libertés (HALDE).
- joseph.daul@europarl.europa.eu
- gerard.deprez@europarl.europa.eu

Les eurodéputés seront également sensibilisés.

Rappelons que ce texte s’il était adopté, permettrait :
► l’enfermement des étrangers pouvant atteindre 18 mois pour le seul fait d’avoir franchi des frontières et de vouloir vivre en Europe ;
► la détention des mineurs, au mépris du respect de l’intérêt supérieur de l’enfant ;
► l’interdiction pour les étrangers expulsés de revenir en Europe pendant 5 ans, ce qui revient à criminaliser et à exclure ces personnes.

Au regard de ces violations des Droits de l’Homme, nous demandons donc aux parlementaires européens de rejeter ce projet de directive.
Il est de notre responsabilité de réagir pour empêcher la systématisation des camps et l’éloignement des personnes jugées indésirables.