2 juin 2010

Collège lycées contenus

Calendrier du bac 2010 et « reconquête du mois de juin »

 
Communiqué de presse de la section académique du SNES-FSU :
 
 
" Reconquête du mois de juin " :
 
un calendrier intenable pour les enseignants !

 

 

Les convocations des professeurs pour les épreuves du bac 2010 arrivent dans les établissements. Cette année encore, sous prétexte de « reconquête du mois de juin », les personnels concernés sont contraints par le Rectorat d’assumer simultanément dans la même période les corrections, les surveillances d’examens et leurs enseignements. Ce cumul des tâches va peser lourdement sur la qualité du service rendu aux élèves, usagers de notre Service Public. Dans ces conditions, cette charge de travail devient intenable !

 

Le SNES-FSU est intervenu dès le mois d’octobre auprès du ministre pour exprimer son désaccord avec la reconduite du calendrier de l’an dernier. Sur le terrain, nous demandons aux collègues de résister aux dégradations imposées, de coordonner leurs actions et de mettre en œuvre ce qui leur paraît aller dans le sens du maintien de la qualité de notre enseignement et du baccalauréat..

 

En conséquence, le SNES-FSU s’adresse au Recteur pour demander :

 

• qu’il tienne compte de la lourdeur de la correction des épreuves et limite le nombre des copies à corriger par enseignant ;

 

• que les examinateurs du baccalauréat soient déchargés de leurs autres tâches  ;

 

• que l’indemnisation des épreuves orales soit revalorisée  ;

 

• que les commissions d’entente et d’harmonisation, légitimes et souhaitables, ne deviennent pas un moyen de contrôle et de harcèlement des enseignants ;

 

• que la laïcité soit pleinement respectée : il est inacceptable que certains établissements privés organisent les épreuves du bac sans contrôle de l’Éducation nationale et que des jurys soient uniquement constitués d’enseignants du privé. Il n’est pas non plus acceptable, lors d’examens publics, que les lycées privés ne retirent pas les signes religieux ostentatoires des salles d’examen.

 

Un courrier a également été adressé au recteur sur cette question.