20 janvier 2017

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Baccalauréat : les enjeux de la session 2017

Article de Claire Guéville paru dans l’US 767 du 14 janvier 2017
 

Le SNES-FSU avait alerté le ministère dès cet automne au sujet d’un calendrier des épreuves intenables et a pu faire valoir ses arguments en audience auprès du ministère.

Organisation des examens, des corrections, rémunération, dématérialisation, etc. Tous les aspects du premier grade universitaire ont été abordés à cette occasion.
Face à un nombre de candidats au baccalauréat qui ne cesse d’augmenter (hausse de 4,7 % pour la voie générale et à peine moins pour la voie technologique), l’institution semble peiner à trouver les moyens et les solutions nécessaires pour organiser les épreuves terminales. La question du calendrier est cruciale car elle détermine de fait les délais et les conditions de correction.

Délai de corrections

Le SNES-FSU a obtenu que les épreuves anticipées de français soient avancées et que les épreuves de compétences expérimentales (ECE) se déroulent désormais sur quatre jours mais, hélas, sa demande d’avancée de la date de l’épreuve de philosophie est restée lettre morte. Pourtant, les problèmes sont inévitables, à ­l’instar de la session dernière, car le vivier de correcteurs, déjà insuffisant, n’augmente pas contrairement au nombre de candidats. Ce sera donc toujours davantage de copies à corriger sur un temps toujours limité ! Le ministère affirme vouloir recevoir les représentants des enseignants de philosophie dès maintenant pour désamorcer les tensions mais se refuse à toute mesure concrète. Il est donc prêt à sacrifier le déroulement du bac et la santé des ­personnels sur l’autel de la très idéologique « reconquête du mois de juin ».

« Machinerie bureaucratique au bord de la rupture », « Passage obligé inefficace et inutile », voilà comment le think tank Terra Nova qualifiait le baccalauréat en juin dernier ! On comprend bien l’intérêt de certains à pointer les dysfonctionnements de l’organisation du bac pour mieux le tuer. Il est de l’intérêt collectif de préserver de bonnes conditions d’examens, pour les élèves comme pour les enseignants. Cela passe aussi par une vigilance accrue vis-à-vis, notamment, des convocations, des rémunérations et de la dématérialisation des corrections.